View Single Post
Old Jun-29-2009, 14:31   #2 (permalink)
Frederik Magle
Administrator
 
Frederik Magle's Avatar
 
Join Date: Sep 2002
Location: Copenhagen
Posts: 1,934
Images: 19
Frederik Magle is on a distinguished road
Send a message via Skype™ to Frederik Magle
Here is the text (or lyrics) from the »Cortège & Danse Macabre«:

Cortège Funèbre - Danse Macabre (Funeral Procession - Dance of Death)
by H.R.H. Henrik, The Prince Consort of Denmark

Quote:
Hommes, femmes, tous assemblés,
on ne sait plus qui était l'homme,
qui était la femme!...
Pour rien leur corps,
pour rien leur âme!
Ensemble amassés,
ils sont entrés d'emblée
dans le convoi déjà formé.

Pour rien leurs larmes!

Le rappel a longtemps sonné
puis le départ se fait
on ne sait comment
personne ne sait quand
où mon corps, où mon âme?

Jeunes, vieux, tous de crier:
"je suis son matri, son fiancé,
je suis voué à cette infâme!

Pour rien leur corps,
pour rien leur âme,
pas même leurs larmes!

C'est le cortège mortuaire
qui passa dans le silence,
le voyage sans fin,
le trajet sans retour en arrière,
qu'on le prenne à son heure
ou qu'on manque le train,
tous voués a cette infâme!

Pour rien leur coeur,
pour rien leur âme!

Un à un ils se traînent
sur le sentier du cimetière,
oubliant haine,
vengeance ou peine.

Des bribes de prières,
des hymnes à faible voix,
ils chantonnement, ils marmonnent.
Entre les haies de lierre,
un moment ils louvoient
et jouent avec les couronnes.
Ceus qui sont frileux veillent
à ceux qui ont déjà froid.

Pour rien nos pierres,
pour rien nos larmes!

De raides croix en deuil
offrent comme des sentinelles,
la lune blanche entre leurs bras.
La terre du cimetière,
collant à leur paupière
et acide à leur aeil,
pour toujours les accueille.

Adieu ton corps,
adieu ton âme!

Bonsoir Madame,
bonsoir la mort!
In the 3rd symphonic poem - the »Carillon« - excerpts of two different poems are used. First excerpts from the poem »L'Angélus« (text used in the »Carillon« marked with bold type):

L'Angélus - Carillon
by H.R.H. Henrik, The Prince Consort of Denmark

Quote:
Frôlant les chênes feuillus,
les lavandes irisées,
les martins enrosés,
pour mon plaisir sont revenues,
les sonneries de l'Angelus.

Le clocher de l'église pique et mord,
le ciel serein où vont les morts,
Est-ce pour eux que les cloches sonnent,
eux, dont les baisers s'envolent vers personne?

Oh les charmes de l'Angélus,
quand la canicule est venue!
Aux midis de fournaise,
le bronze résonne en dièse,
et le vent porte à tire d'aile,
vers Dieu qui les accepte en souriant,
ces comptines immortelles,
devenues messages dansants.


Comme le ciel est bleu,
que cette cloche émeut!
Trois fois par jour, elle appelle aux prières,
grelot préssé par dessus la rivière,
trois fois le coq chanta,
après Pierre trahit Judas.

Qui met son âme à l'affût,
foi alerte - oreille tendue,
et plie son genou, pour l'Angélus?
Surtout lorsque descend le soir,
j'aime la cloche qui amène le noir.

Vous qui avez connu
la sonnerie de l'Angelus,
ne cherchez plus
sous les chênes touffus:
L'écho qui fut
s'en est allé pieusement,
à petits pas, au firmament,
comme en priant.
L'echo qui fut,
n'écoutez plus,
n'est... plus.
Second half of the »Carillon« use excerpts from the poem »Lacrymae mundi« (text used in the »Carillon« marked with bold type):

Lacrymae Mundi - Psaume
by H.R.H. Henrik, The Prince Consort of Denmark

Quote:
Ecarte ces malices mensongères,
our que clair soit demain,
et sur les embûches du chemin
n'enlise pas ton coeur solitaire.
Mais si tu veux que la route bien te mène,
réfugie-toi en toi-même
et oublie tes haines
dans les forêts des vieilles peines.

Le dur métier de vivre
est de créer un bel ouvrage
d'ensemencer une terre hostile,
de chanter matines sans rage,
pour que les jours renaissent
et dans la joie jubilent.
Quand la grappa sera pressée
et le raisin foulé
par ton vin tu ne seras ivre,
ni par tes chagrins esseulé.

L'amour comme la rosée du matin
délasse la fureur de vivre.
Si l'aveugle parfois tâtonne dans la foule,
la douce sûreté de son pas
console le voyant
du tragique du monde
et des certitudes de périr.
Le dstin de ceux qui aiment
est de tanguer avec la houle,
de vaincre l'onde
ou d'apprendre à mourir.

L'oubli des souillures,
le pardon des meurtrissures,,
se paient d'offrandes sans prix,
larmes sur larmes qui purifient,
pour entrer au Royaume des morts,
sunt lacrymae mundi,
l'eau d'un nouveau baptême,
pour que le monde s'aime,
encore et encore.
The Lacrymane mundi is also sung in Danish, using the translation by Per Aage Brandt:

Lacrymae Mundi - Salme
by H.R.H. Henrik, The Prince Consort of Denmark (translation by Per Aage Brandt)

Quote:
Lad løgnens onde nat
vige og lyset vinde,
lad ikke vejens snarer
slutte sig om dit sind.
Vil du dit liv, da find
dig selv bag alle farer,
og nagets, hadets minde,
kast det i glemslens krat -

At leve er at skabe,
på trods, små underværker,
befrugte frossen jord,
og hilse hver dags strid
med trøstig sang, den tid
er rig og glæden stor,
når modne druer mærker,
du ikke ville tabe.

Som morgenduggen, blød
og mild mod fodens rifter
hos livets vandrer, er
den ømhed, vi kan eje:
den blindes indre veje
er trøst for den, som ser
verdens tragik og drifter
mod undergang og død.

Det er enhver forundt
at elske og forsone,
tilgive den, som sårer,
og dø i kærlighed;
da finder sindet fred -
det er verdens glædestårer,
der smiler i dens krone -
lacrymae mundi sunt.
Unfortunately I don't have an English translation of the French text at hand, but I recommend using Google Language tools which is capable of producing a rudimentary translation, which can give a basic impression of the meaning of the poems.
Frederik Magle is offline   Reply With Quote
 
Page generated in 0.04928 seconds with 11 queries